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Dimensionnement

Étude de faisabilité eau de pluie en entreprise : les informations à préparer avant le premier rendez-vous

3 min de lectureDimensionnement
Étude de faisabilité eau de pluie en entreprise : les informations à préparer avant le premier rendez-vous

Avant d'engager une étude de faisabilité pour un projet de récupération d'eau de pluie, une entreprise se demande souvent par où commencer. La réponse est plus simple qu'il n'y paraît : quelques informations de base sur le site suffisent à démarrer un premier échange constructif. Nul besoin d'un dossier technique complet, mais rassembler ces éléments en amont permet de gagner du temps et d'orienter la discussion directement sur les points utiles au projet.

La surface de toiture, même approximative

Le premier élément à réunir est une estimation de la surface de toiture disponible pour la collecte. Il ne s'agit pas d'un relevé topographique précis, une surface approximative issue d'un plan de masse, d'un extrait cadastral ou même d'une estimation visuelle du bâtiment suffit largement pour un premier échange. Cette surface conditionne directement le volume d'eau qu'il est possible de collecter, un point détaillé lors de l'étude et lié à la collecte sur toiture de bâtiment industriel pour les sites disposant de grandes surfaces.

Pour un site composé de plusieurs bâtiments, il est utile de préciser lesquels sont susceptibles d'être raccordés à un même réseau de collecte, et lesquels sont trop éloignés ou trop récents pour être concernés dans un premier temps. Cette distinction aide à cadrer le périmètre du projet dès le départ.

Les usages envisagés pour l'eau collectée

Le deuxième élément déterminant concerne la destination de l'eau collectée. Un entrepôt logistique qui envisage d'alimenter le lavage de ses quais de chargement n'a pas les mêmes besoins qu'une exploitation agricole qui souhaite irriguer des cultures, ou qu'un site tertiaire qui vise le nettoyage de ses sanitaires. Le décret n° 2023-835 du 29 août 2023 encadre l'utilisation de l'eau de pluie pour les usages non domestiques sans exiger de procédure d'autorisation dans le cadre qu'il fixe, ce qui laisse une latitude réelle sur la définition des usages, mais cette latitude doit être clarifiée avant l'étude pour orienter correctement le dimensionnement du réseau et des équipements associés.

Les usages envisagés pour l'eau collectée

Il est utile de lister, même sommairement, les différents points d'usage envisagés sur le site : lavage extérieur, alimentation de process, sanitaires, arrosage de zones plantées liées à l'activité de l'entreprise. Cette liste ne doit pas être figée, l'étude peut faire évoluer certains choix, mais elle donne un point de départ.

Les contraintes de site déjà connues

Toute entreprise connaît généralement certaines particularités de son terrain avant même de solliciter une étude : présence de réseaux enterrés existants, accès limité pour des engins de chantier, servitudes de voisinage, ou encore projets d'extension déjà planifiés sur le site. Ces éléments, même partiels, méritent d'être mentionnés dès le premier échange car ils orientent directement la faisabilité technique d'une cuve enterrée et l'emplacement envisageable pour son implantation.

Une exploitation agricole en zone soumise à des restrictions d'usage de l'eau, par exemple, peut vérifier sa situation sur la plateforme VigiEau, ce qui constitue une information de contexte utile à partager en amont d'une étude.

Un interlocuteur unique côté entreprise

Enfin, un projet de cette nature implique souvent plusieurs services au sein d'une même entreprise : direction technique, exploitation, parfois direction financière pour les questions de financement. Désigner un interlocuteur unique côté entreprise, capable de centraliser les informations et de faire circuler les questions en interne, simplifie considérablement le déroulement de l'étude et évite les allers-retours inutiles.

Un premier échange qui gagne à être préparé

Rassembler ces quelques éléments avant le premier rendez-vous, surface de toiture approximative, usages envisagés, contraintes de site connues et interlocuteur désigné, ne demande pas un travail préparatoire lourd. C'est pourtant ce qui permet à une étude de faisabilité de démarrer sur des bases solides et d'avancer efficacement vers un dimensionnement adapté. Pour aller plus loin sur le déroulement complet de cette étape, notre page étude et dimensionnement de récupération d'eau de pluie détaille le contenu de la prestation.

FAQ

Questions fréquentes

Faut-il des plans précis du site avant le premier rendez-vous ?

Non, des plans précis ne sont pas indispensables à ce stade. Un plan de masse existant, même ancien, ou simplement une estimation de la surface de toiture suffit pour un premier échange utile. Les relevés précis interviennent plus tard, pendant l'étude elle-même.

Combien de temps prend une étude de faisabilité une fois les informations réunies ?

La durée varie selon la taille du site et la disponibilité des informations de départ. Un dossier bien préparé, avec les éléments de base rassemblés en amont, permet généralement de gagner du temps sur les échanges préliminaires et de concentrer l'étude sur les points techniques qui le nécessitent réellement.

L'entreprise doit-elle déjà savoir combien de mètres cubes elle veut collecter ?

Non, ce n'est justement pas à l'entreprise de fixer ce chiffre en amont. C'est l'un des objets de l'étude de dimensionnement que de le déterminer, à partir de la surface de collecte disponible et des usages envisagés sur le site.

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